Glossaire du papetier

 

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Offset. De l’anglais “report”. Pro­cédé d’impression dérivé de la lithographie* dont il a gardé le principe de répulsion des encres grasses et de l’eau. Bien qu’un brevet français ait été déposé en 1881, c’est Rubel, un lithographe américain qui mit au point le procédé en 1904, et ce n’est que plusieurs dizaines d’années plus tard, que l’offset supplantera en France, la typographie.

Les possibilités qu’offre cette technique en termes de qualité et de rapidité, notamment en quadrichromie*, sans parler de la simplicité de la mise en œuvre de la forme imprimante* lui ont permis de supplanter les autres procédés d’impression tant en impression format qu'en rotative.

 

Offset sec. Procédé dérivé de l’offset* dit humide. Des plaques offset métalliques ayant été gravées très légèrement (0,3 mm) permettent d’imprimer sans mouillage.

 

Onglet. Bande de papier de la largeur d’un ongle d’où son nom, inséré dans un cahier* au niveau du pli et permettant d’y insérer un encart* ou un autre cahier par collage.

 

Opacifier. Action visant à rendre le papier plus opaque en introduisant à la fabrication des charges* minérales comme le kaolin* ou du carbonate de calcium*.

 

Opacimètre. Appareil de laboratoire mesurant le degré d’opacité d’un papier. Normes NF Q 03-040 et 03-006. Sans cet appareil, il est possible de se rendre compte, visuellement, du degré d’opacité d’un papier par rapport à un autre (de même grammage) en les juxtaposant sur une feuille imprimée comportant différentes trames* ainsi que du texte. Ne pas confondre avec la transvision*.

 

Opacité (degré d’). L’opacité est une qualité recherchée dans les papiers d’impression et d’écriture. En laboratoire, l’opacité est mesurée par des opacimètres qui mesurent la quantité de lumière que laisse passer une feuille. Un épair* nuageux est favorable à l’opacité, au contraire d’un épair fondu. Le papetier est donc fort embarrassé lorsque qu’on lui demande à la fois opacité et épair fondu. Dans ce cas, il peut faire appel à des charges*, telles que le bioxyde de titane qui opacifie le support.

 

Origami. Art très ancien du pliage connu en Chine depuis l’invention du papier et qui s’est répandu dans tout l’Orient notamment au Japon. Pour des pliages très complexes, il est préférable d’utiliser un papier mince, résistant comme les papiers de kôzo*. Les plieurs professionnels apprécient les papiers complexés, papier et aluminium par exemple. Il existe en France une association des plieurs de papier, dénommée MFPP. Voir adresse dans les liens. Voir aussi kirigami*.

 

Ours. Dans le langage argotique de l’imprimeur désigne l’ouvrier chargé de la conduite de la presse. "Ce Séchard était un ancien compagnon pressier que, dans leur argot typographique, les ouvriers chargés d’assembler les lettres appellent un ours". (Balzac, Illusions Perdues. 1837). Voir aussi singe*.

L’ours est aussi, dans le langage de la presse, l’encadré dans lequel sont indiqués les noms de l’éditeur et des collaborateurs, le nom et l’adresse de l’imprimeur, la date de parution, le papier utilisé, le dépôt légal, etc. Voir Justification*.

 

Ouvreur. Ouvrier dans un moulin* à papier chargé de fabriquer les feuilles à la cuve* une à une à l’aide de la forme* à papier. Son savoir-faire conditionnait la qualité du produit fini. Il était aidé ensuite du coucheur * et du leveur*.

 

Ozalid. Épreuve monochrome réalisée par l’imprimeur permettant de visualiser le document à imprimer avant le tirage* et de corriger les erreurs éventuelles. Marque de fabrique à l’origine, ce terme est utilisé pour tous les systèmes d’épreuvage.

Voir B. à t.*, cromalin®*, épreuve*.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

schéma de fonctionnement de l'offset

ouvreur retirant sa forme de la cuve

 

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jean claude émile perrin / le glossaire du papetier d'après seconde édition de l'auteur isbn 978-2-7466-4560-8 -2011/ tous droits de reproduction réservés / copie interdite sans accord